La Fraternité de la Transfiguration réagit ! 

L’abbé Pierre-Marie Berthe, de la Fraternité Saint-Pie X, a rédigé un ouvrage : « Les dimensions ecclésiales, un défi pour l'Église catholique », Ed. du Cerf 2019.

 

L’ecclésiastique, en poste au prieuré d’Urmatt non loin de Strasbourg, a enseigné un an au Séminaire Saint-Curé d’Ars de Flavigny il y a quelques années. Il en a été renvoyé pour cause de modernisme et il est revenu au prieuré dont il venait, en Alsace. Il s’est inscrit en faculté de Droit canonique à Strasbourg et au printemps dernier (2019), il a commis un ouvrage sur sa thèse ci-dessus nommée.

 

Nous nous contenterons dans cette rubrique de retranscrire intégralement la recension qu’en fait la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny), de plus en plus renommée pour son refus des mariages avec la délégation accordée par François à la FSSPX en mars 2017.

 

« Est-il exact d'écrire que « la rupture (entre Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger en mai-juin 1988) intervient pour des raisons pastorales, mais non pour des motifs doctrinaux et liturgiques » (« Les dimensions ecclésiales, un défi pour l'Église catholique », Ed. du Cerf 2019, p. 711).

 

Cette phrase rédigée par un prêtre semble rabaisser le conflit existant depuis Vatican II à un côté humain à « un manque de confiance réciproque ». Il est vrai que cette phrase en introduit une autre : « Elle (la rupture) laisse intact le Protocole d'accord qui constitue une base solide en vue d'une réconciliation future ».

Monsieur l'Abbé, s'il y a eu rupture entre Monseigneur Lefebvre et les autorités romaines de l'époque, ce n'était pas pour des raisons psychologiques, mais bien pour des raisons doctrinales. Vous allez jusqu'à écrire que « le cardinal Ratzinger n'a pas su dissiper les craintes de l'archevêque ».

 

Le combat pour la messe de toujours et contre la nouvelle messe est doctrinal. J'ose espérer que vous en êtes convaincu. Mgr Lefebvre déclarait ce nouvel Ordo « équivoque » et « dangereux pour la foi ». Le combat contre les erreurs de Vatican II est doctrinal. Là aussi j'ose espérer que vous en êtes convaincu.

 

Alors de grâce, si vous ne voyez pas cela, ne vous prétendez pas fils spirituel de Mgr Lefebvre. C'est lui qui a ordonné les premiers prêtres de notre Fraternité et, tant que nous aurons un brin de lucidité, nous n'accepterons pas que l'on travestisse l'âme de son combat. 

Peut-être serait-il préférable que vous quittiez votre communauté pour une reconnaissance rapide, que vous obtiendrez facilement, vu vos idées, dans un diocèse ou à Rome.

 

Ah ces canonistes qui veulent à tout prix un accord et qui sont prêts à tous les compromis, fussent-ils doctrinaux. Pour eux il n'y a pas de crise dans l'Église et, par là-même, pas d'état de nécessité. » (La Simandre, nov-déc. 2019)

 

Un train cachant un autre, l’abbé Pierre-Marie Berthe a un frère dans la FSSPX. Ce dernier, l’abbé Louis-Marie Berthe, est depuis août 2019 prieur du prieuré de Fabrègues (Montpellier). Il déclarait voici quelques années, qu’il n’y avait pas de différences entre la Fraternité Saint-Pie X et l’Institut du Christ-Roi. Peut-être ne se trompe-t-il pas tant que cela… ?

 

Que font ces prêtres dans la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ? Et que font leurs Supérieurs ? Nous conclurons avec la question posée par les Révérends Pères de la Fraternité de la Transfiguration :

 

  « Peut-être serait-il préférable que vous quittiez votre communauté pour une

reconnaissance rapide, que vous obtiendrez facilement,

vu vos idées, dans un diocèse ou à Rome. »

 

 

Martin Dalbanne